Introduction
Pour la quatrième année consécutive, l'association Eyes Wide Open organise les Bourses du 1er livre photo destinées à aider les photographes accompagnés d'un éditeur à financer leur premier projet d'édition. Au nombre de trois, dotées chacune de 5 000 €, elles récompensent un ou une photographe française ou résidante en France, une femme photographe de toute nationalité, et un ou une photographe issue d'un pays du « Sud global ». Avec une participation record de femmes photographes, représentant 82 % des candidatures, ce sont cette année trois femmes qui ont été primées.
En détails
© Juliette Dupuis Carle
Juliette Dupuis Carle, lauréate de la Bourse SAIF du 1er livre photo
Photographe française, née en 1994.
« C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris l’attribution de la Bourse du 1er livre. C’est un véritable honneur et je suis infiniment reconnaissante pour cette chance. Cet ouvrage me tient particulièrement à cœur, car il vise à sensibiliser le public aux violences invisibles. Cette bourse va nous aider à le publier dans les prochains mois, tout en nous permettant de baisser son prix de vente au maximum. Il est essentiel pour moi que ce livre reste accessible (dans la limite des coûts propres à un livre photo), afin de le partager avec le plus grand nombre, et notamment avec les personnes qui l’ont inspiré et qui se trouvent souvent dans des situations précaires. Je remercie chaleureusement le jury de mettre en avant un sujet aussi important, qui touche bien plus de personnes qu’on ne le pense. Merci de mettre en lumière ce fait de société, d’en faciliter la compréhension et de valoriser ma contribution par la photographie. Pour finir, cette bourse montre à quel point les histoires de ces femmes sont importantes et nécessaires pour nous toutes et tous. Un immense merci. » - Juliette Dupuis Carle
What does it mean to be free ?
Un projet accompagné par Cé éditions
What does it mean to be free ? est un projet consacré à l’emprise psychologique dans les violences conjugales. À travers les témoignages et portraits de quinze femmes âgées de 19 à 80 ans, suivies pendant trois ans, le projet cherche à rendre visibles les violences invisibles avec sensibilité et délicatesse. Pensé comme une « safe place », l’ouvrage veut offrir un espace de compréhension, de transmission et de réparation, tout en sensibilisant un large public aux mécanismes des violences conjugales. Il porte également une dimension sociale forte, avec la volonté de rendre le livre accessible au plus grand nombre grâce à un prix juste et à des actions de médiation comme des expositions et rencontres publiques.
© Cloé Harent
Cloé Harent, lauréate de la Bourse du 1er livre photo - Femme photographe
Photographe française, née en 1998.
« C’était une immense joie lorsque j’ai appris la nouvelle, mais aussi un véritable soulagement. Cette bourse me permet d’envisager la réalisation de ce projet éditorial avec plus de sérénité, sans avoir à puiser dans des ressources déjà très limitées. C’est aussi une reconnaissance précieuse pour ce sujet que je mène depuis 2018 autour de la jeunesse paysanne en France. » - Cloé Harent
Le lien de la terre
Un projet accompagné par les éditions Sur la crête
Le lien de la terre est un projet documentaire et poétique inspiré d’une mémoire familiale liée au monde rural. À travers quatre années de rencontres dans des fermes à travers la France, Cloé Harent explore le retour au vivant et les nouvelles formes d’engagement paysan. Le projet met en lumière une jeune génération qui cherche à retrouver une autonomie alimentaire, à renouer avec la nature et à préserver des savoir-faire agricoles anciens, faisant de la ruralité un espace de résistance et d’alternatives face aux crises contemporaines.
🤝 Entraide
Vous pouvez consulter le dossier de candidature de la lauréate, Cloé Harent en cliquant-ici.
© Cléa Rekhou
Cléa Rekhou, lauréate Bourse du 1er livre photo dédiée à une photographe d’un territoire du sud global
Photographe algérienne, née en 1988.
« Recevoir la bourse du 1er livre photo Eyes Wide Open 2026 est un immense honneur pour moi et l'éditeur qui m'accompagne Bao Books Publishing. Je suis profondément touchée de voir ce projet soutenu et aimé. Depuis plusieurs années, Beyond the Steppe m'emmène à la rencontre des éleveurs de la steppe algérienne, un territoire souvent absent des récits, pourtant au cœur des bouleversements climatiques. En cherchant à comprendre les mécanismes de la désertification, j'y ai découvert des réalités complexes, des savoirs précieux, ainsi que des femmes et des hommes qui réinventent chaque jour leur manière de vivre avec une terre qui change.
Pour moi, un livre est bien plus qu'un objet : c'est une présence. J'aime les livres pour ce qu'ils créent entre les gens. On les ouvre, on les garde, on les prête, on y revient. Par leur matérialité, ils tissent un lien entre des personnes, des territoires et des émotions, offrant le temps de regarder, de ressentir et de mieux comprendre des réalités proches ou parfois lointaines. J'espère que ce premier livre mettra à l'honneur les femmes et les hommes de la steppe algérienne, fera découvrir la richesse de leur héritage et de leur résilience, et nous invitera peut-être à poser un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à nos communautés. » - Cléa Rekhou
Beyond the Steppe
Un projet accompagné par la maison d’édition Bao Books
Beyond the Steppe est un projet documentaire qui explore les effets de la désertification dans les steppes algériennes, notamment à Laghouat et Djelfa. À travers la photographie et des récits de terrain, il documente les transformations environnementales et leurs conséquences sur les communautés d’éleveurs, tout en mettant en valeur leur résilience et leurs savoirs locaux. Mêlant approche documentaire et poétique, le projet interroge les liens entre territoire, mémoire et changement climatique, et se prolonge sous la forme d’un site bilingue, d’un zine et d’un livre conçu comme un objet accessible et itinérant.
Autrices, Auteurs
Ericka Weidmann






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